Introduction
Au jour d’aujourd’hui, la Société Royale de Tir Saint Etienne est un groupement fort d’une soixantaine de membres -exclusivement masculins- dont la principale occupation est, en période estivale, le tir sur perches. Il s’agit d’une discipline de tir typique à la région de l’Est de notre pays. (voir par ailleurs la rubrique « Le tir » pour plus de détails)
Un autre fondement de la St Etienne est la participation active au folklore local et la perpétuation de ses traditions. (voir rubrique « Montzen et son folklore » )
La conjonction de ces deux activités se déroulant, comme il est précisé dans nos statuts, dans un climat de franche camaraderie ……( retrouver texte des statuts)
Malgré l’importance délibérément accordée à conserver et entretenir les précieuses coutumes héritées du passé, notre Société a su évoluer, vivre en adéquation avec son temps et s’adapter aux mœurs actuelles, la meilleure des preuves étant la réalisation de ce site Internet, véritable « vitrine virtuelle » de notre association.
Mais aussi et surtout en ayant suivi l’évolution technologique au niveau de l’utilisation de nouvelles armes, dont la conception regorge de savoir-faire se situant à la pointe du développement.
Il n’en fut bien évidemment pas ainsi au tout début de l’existence de la Saint Etienne, et il nous faut remonter dans le temps, jusqu’en 1662, pour retrouver les premières traces des fondements de notre Société. Nous voilà ainsi partis pour effectuer un plongeon de plus de trois siècles dans l’histoire…
Bonne lecture !
Montzen en 1662
Lorsqu’on est obligé de se reporter plus
de trois siècles en arrière, on est en droit de se demander : « Qu’y avait-il à cette époque ? Que se passait-il en ces temps-là ? Qu’étaient Montzen et ses habitants ? »
Faire un tour dans le village suffit pour nous renseigner sur l’état des lieux. La tour de notre église date de 1865, l’ancienne Maison communale de 1876, la poste de 1899, et quelques vielles maisons portent les dates de 1600 à 1800: la ferme de Bömken existait en 1640, le presbytère a été bâti en partie en 1727, etc...
L’aspect de Montzen était donc tout autre que celui que nous lui connaissons actuellement, et notre village, appartenant au Duché de Limbourg, faisait partie de ce territoire qu’on appelait les Provinces Unies et que les grands monarques de l’époque se sont toujours disputées.
Il n'est donc pas sans intérêt de présenter en quelques lignes des points de repère expliquant comment Montzen s'est inscrit, à travers les siècles, dans le monde qui l'entoure :
Du XVème au XVIIIème :
Ces quatre longs siècles sont régulièrement secoués par la guerre, les changements de règne et toutes sortes de fléaux (faim, épidémies, ...). Mais, il ne s'agit là que d'une agitation superficielle. De petits séismes qui n'ébranlent guère les structures fondametales en place. Ou si peu. Ainsi, depuis le moyen âge, Montzen faisait partie du Duché de Limbourg, qui passe sous contrôle des Ducs de Brabant en 1288. Cette entité territoriale subsistera en tant que telle jusqu'à la fin du XVIIIème siècle. Lorsque Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, en devient maître en 1430, on assiste véritablement au début de l'aventure "belge" et européenne de notre territoire.
D'abord sous la houlette de la maison de Bourgogne. Puis sous l'autorité de la dynastie des Habsbourg d'Espagne et d'Autriche (1477 - 1794). Notre duché, ainsi que les autres principautés territoriales de nos Pays-Bas (duchés de Brabant, de Luxembourg, comtés de Flandre, de Hainaut, de Namur, de Chiny...) n'intéressent que fort peu la plupart des souverains successifs. Depuis 1559, plus aucun d'entre eux n'a effectivement résidé chez nous. Le pays est alors dirigé depuis Madrid ou Vienne par l'intermédiaire d'un gouverneur général et la centralisation est telle que tout se règle suivant le "bon plaisir" du monarque.
La population est strictement divisée en "classes": noblesse, clergé et tiers-état (ce dernier groupe comprend tous ceux qui n'appartiennent pas aux deux premières catégories citées et très privilégiées) et le pouvoir joue de ces divisions pour mieux régner.
La date 1662 se situe donc au cœur du « siècle de malheur », comme il est dit dans le « Manuel d’histoire » de N. Piret (Edition H. Dessain, Liège). Ce siècle, allant de 1683 à 1715, vit en présence quatre grandes puissances :
- l’Espagne, avec Philippe IV (1661-1665)
- la France, avec Louis XIV (1638-1715)
- l’Autriche, avec Léopold Ier (1657-1706)
- l’Allemagne, avec Léopold Ier (1658-1705)
Le traité de Munster, en 1648, signé entre la France, l’Allemagne, l’Espagne et les Provinces Unies amène la fermeture de l’Escaut. C’est sacrifier la Belgique devant les exigences de la Hollande. Au pays de Liège, les Princes-Evêques Maximilien-Henri et Joseph-Clément de Bavière sont presque toujours les alliés du Roi de France, et celui-ci se bat la plupart du temps sur le territoire de la Principauté contre Guillaume III d’Orange.
De célèbres personnages ont vécu au moment de la fondation de notre vénérable Confrérie. Ils ont marqué l'histoire de leur empreinte, grâce aux oeuvres, aux travaux et aux découvertes qu'ils ont légués à la postérité. En voici quelques-uns:
- Le fabuliste Jean de La Fontaine.
- Le célèbre dramaturge Jean Racine.
- Jean-Baptiste Poquelin dit Molière.
- Isaac Newton, le physicien anglais qui a entre autres énoncé les lois de l'attraction universelle.
- etc...
Pendant cette période trouble, Montzen, qui, d’après les « Mémoires » de M. Bullet, doit son nom aux deux mots celtes « mun » (habitation) et « sen » (rivière), était chef-ban dans le canton d’Aix-la-Chapelle depuis 1075, et était dénommé "Munshic".
Le chef-ban comptait sept villages qui avaient le rang suivant : Montzen, Gemmenich, Moresnet, Kelmis, Hombourg, Teuven et Sippenaeken.
La seigneurie de Montzen fut vendue en 1648 au procureur Gérardi pour son command, moyennant 7700 florins.
La communauté locale est un microcosme de la société. la seigneurie hautaine, avec droits de haute justice (c'est-à-dire de vie et de mort) est aux mains de la famille van der Heyden dit Belderbusch depuis 1648.
Le village était divisé en cinq cours foncières dont étaient seigneurs : le baron de Witte de Broich, Vanderheyden, de Terheyden et Belderbusch, Nicolaï de Ten Eycken et Pelser de Lichtenberg, réunies, semble-t-il, en une seule à une date inconnue.
Ces seigneuries foncières, avec droits de basse justice, s'occupent uniquement de l'enregistrement d'actes passés devant notaire ainsi que de petits litiges liés surtout aux biens immobiliers (limites de terrains, ...)
1794 - 1830: Montzen à l'heure française et hollandaise :
Les troupes françaises, voulant exporter hors frontières les fruits de leur révolution, occupent nos régions de 1794 à 1815. Les anciennes structures sont abolies, et Montzen fait partie du département de l'Ourthe sous la République et l'Empire. Suite à la défaite de Napoléon à Waterloo, les puissances européennes dessinent une nouvelle carte d'Europe et nos provinces se verront incorporées dans un nouvel état: le royaume des Pays-Bas, créé de toutes pièces. Cet amalgame avec les provinces hollandaises (territoire actuel des Pays-Bas) est un mariage forcé. Le roi, Guillaume Ier d'Orange-Nassau, se comporte encore en monarque d'ancien régime et le divorce devient inéluctable. Il est consommé en septembre 1830 lorsqu'éclate la révolution belge, qui donnera à nos provinces leurs structures quasiment actuelles dans la Belgique indépendante.
L'église du village
L’église, dédiée à Saint Etienne, a été rebâtie en 1780 à l’exception de la tour.
Une ancienne pièce de procédure rapporte :
- que Montzen fut converti au christianisme par l’évêque Saint Désignat qui y fit construire une chapelle, consacrée le premier dimanche après la Pentecôte de l’an 510 par son successeur Saint Résignat.
- que Saint Falco, qui vivait vers 532, ordonna à Montzen 512 prêtres et que les habitants de Gemiaco (Gemmenich) devaient aller à la chapelle de Montzen. En 1225, le duc Waleran renonça en faveur de l’église royale d’Aix-la-Chapelle au droit de patronnage de l’église paroissiale de Muncheheim (Montzen).
Cf « Dictionnaire géographique », par Henri Del Vaux, de Fouron.
Historique de la Société
1662 - Année de la fondation :
Comment a-t-on pu situer exactement cette date alors qu'il n'existe plus d'archives de l'époque?
Le collier du Roi dont la plus ancienne médaille date de 1775 nous révèle le nom du roi du centième anniversaire Martinus Jacops (1762). D'autre part, la coupe dans laquelle le roi boit le vin d'honneur lors de sa proclamation, nous a été offerte par les barons "de Broich" à l'occasion de notre bicentenaire: le baron Charles de Broich de Schönau était d'ailleurs roi du bicentenaire. Ces deux témoins du passé nous ont permis d'affirmer avec certitude que l'origine de la Confrérie remonte à 1662.
Il est dès lors logique qu'avant de se pencher sur l'histoire de la Confrérie elle-même on ait situé son origine dans son contexte historique général. Tout s'est donc déroulé dans cette Lotharingie du nord datant du partage de l'empire de Charlemegne (843) territoire situé entre l'Escaut et la Meuse française à l'ouest et le Rhin à l'est. Plus tard, nous avons été rattachés au Duché de Limbourg, puzzle géographique que les grandes puissances n'ont cessé de se disputer.
Les archives de valeur sont pratiquement inexistantes, trois incendies ayant eu raison de tout ce qui subsistait. Néanmoins, on peut lire dans un manuscrit daté du 10 juin 1715 que le très noble seigneur V. A. C. van der Heyden, nommé Belderbusch, seigneur de Stréverstrop a renouvelé les statuts de la Gilde de la "Société de Tir du ban de Montzen" à cette date.
Parmi les 23 articles, nous notons au passage :
- Chaque année on hissera un oiseau à Montzen, sur la place et nulle part ailleurs, et on le tirera le mardi de la pentecôte, après-midi.
- Tous les confrères sont tenus de comparaître, les empêchés doivent avertir le président, sauf les membres de la vieille noblesse et les vieillards.
- La mise sera d’un schilling pour les anciens et de deux pour les nouveaux membres.
- Celui qui tirera l’oiseau recevra la valeur d’une pistole, sans être obligé de payer à boire aux confrères.
- Le jour du tir à l’oiseau, le maître de la Confrérie donnera deux tonneaux de bière, au plus.
- Les maîtres-tireurs seront libérés de toute cotisation en dédommagement de leurs peines.
- A celui qui tirera l’oiseau trois fois, la Confrérie sera obligée de payer deux pistoles.
- Pour commencer le tir, le très noble seigneur de Montzen aura le 1er coup, un officier le 2ème, et le 3ème, le roi.
- Les balles et les flèches en fer sont interdites.
- Celui qui tirera l’oiseau ne pourra l’emporter chez lui, il devra le remettre aux maîtres-tireurs pour être gardé par ceux-ci.
- Il ne suffit pas de tirer l’oiseau seul, mais aussi la plaque de fer qui l’entoure.
Le tir du roi étant une des principales activités récréatives de la Gilde, les statuts successifs y ont toujours consacré plusieurs paragraphes. Dans un remaniement de 1756, dont l'auteur n'est pas connu, il est clairement indiqué que le roi touchera 10 florins et non pas l'ensemble des mises, mais que par contre il est tenu de donner à l'oiseau , c'est-à-dire le collier (l'emblème) une médaille en argent gravée à son nom ou à ses armoiries. La procession étant obligatoire, il est également dit que la messe pour les membres défunts est obligatoire et qu'à l'offrande il y a un minimum à déposer sous peine d'une amende d'un demi schilling.
Rappelons qu'en 1775, le florin valait 20 sols et qu'un sol valait 4 deniers.
A titre comparatif: un ouvrier journalier gagnait à l'époque un salaire annuel d'environ 150 florins. Attendu que les dates de ces renseignements ne coïncident pas, on n'est pas surpris de voir apparaître le schilling dans les monnaies utilisées.
Le surplus de la caisse doit servir à l'embellissement de la procession pour laquelle on achètera chaque année deux cierges. Le reste du surplus doit quant à lui servir à l'embellissement de la fête.
La bonne conduite et la bonne tenue des membres est de rigueur et l'exclusion peut être prononcée contre les coupables. Des archives plus récentes datant de 1902, font étant une seule fois d'une radiation.
Attendu que la Confrérie était une organisation paroissiale il était dès lors logique qu'elle prenne le nom du patron de la paroisse "Saint Etienne"
Les associations de personnes dans la vie paroissiale prenaient volontiers le nom de confrérie (Bruderschaft) et c'est ainsi que ce groupe de tireurs s'est dénommé "Confrérie des Carabiniers de St Etienne".
Le rôle de ces associations armées consistait à accompagner le St Sacrement lors des processions. Il faut se reporter au XVIIème siècle pour comprendre que les objets sacrés étaitent faits en or et ornementés de pierres précieuses. Ceux-ci faisaient donc la convoitise des brigands qui n'hésitaient pas à attaquer en plein jour pour s'approprier de ces objets de valeur. Quoi de plus logique dès lors que de les protéger contre ces agressions en entourant le dais d'un groupe d'hommes armés chargés de défendre le Saint sacrement enfermé dans l'ostensoir.
On retrouve donc de ces confréries dans notre région et les plus anciennes ont vu le jour dans les villages qui avaient rang de ban à savoir Walhorn (Sankt Stephanus - 1736), Baelen (St Paul - 1749) et Montzen (St Etienne - 1662). D'autres plus anciennes encore ont été fondées à Aubel (St Hubert - 1586), Eupen (St Nicolas - 1213), Visé qui possédait de vraies milices avec ses arbalétriers de St Georges (1310) et ses arquebusiers de St Martin (1579), ceux-ci ayant aussi adopté le nom du patron de leur paroisse.
La St Etienne s’est toujours composée d’un nombre plus ou moins restreint de membres auxquels venaient s’ajouter, lors du tir du roi, ceux qui payaient la mise réglementaire. A la tête il y avait un président, un capitaine, un lieutenant, un sous-lieutenant, un adjudant, un sergent, voire un caporal ainsi que le porte-drapeau.
Une pièce des archives, datant du 25 juillet 1831, et écrite des mains du Baron Edouard de Broich, prévoit néanmoins l’élargissement des cadres de la Société en créant les statuts du membre cotisant honoraire. Dès lors, les fonctions d’organisateurs de la kermesse annuelle se précisent au sein de la Société, et un livre de comptes commencé en 1884 mentionne pour la première fois cette année-là des dépenses occasionnées par une fête de tir.
Il ressort donc clairement que les confréries de tir se rencontraient à des concours, dont l'origine et les règlements ne nous sont actuellement pas connus. Il est toutefois à remarquer que lors du 250ème anniversaire de notre fondation (1912), le concours n'a duré que deux jours, que les prix s'élevaient à 1310 FB en espèces et à 300FB en objets. D'ailleurs ce concours s'était soldé par un déficit de 385FB. Il en a été de même pour le concours de 1937, lors du 275ème anniversaire. Primitivement prévu pour une durée de cinq jours de tir répartis sur une semaine, il a été prolongé d'une autre semaine. Malgré cela, nouveau déficit de l'ordre de 2640 FB, alors que les prix en espèces s'élevaient à 9750 FB pour les deux catégories. Les prix aux perches étant proportionnellement plus élevés qu'aujourd'hui, il est à noter que les mises l'étaient également. En 1962 elles étaient à peine doublées par rapport à 1937.
Le nombre de membres actifs n’était jamais très élevé : dix en 1902, porté à treize en 1945, et à vingt en 1961, il n’était ainsi pas possible d’avoir une ou des équipes de bons tireurs, puisqu’une fois mariés, les membres devaient démissionner, leur séjour à la Société n’étant en moyenne que de 5 à 6 ans.
A part les fêtes de tir où l’on ne faisait que figurer, le tir au premier sortant, qui se pratique depuis très longtemps, constituait la principale activité de tir et était plus une distraction de kermesse qu’un exercice de tir.
Un livre de comptes commencé en 1884 mentionne pour la 1ère fois cette année-là des dépenses occasionnées par une fête de tir. Il ressort donc clairement que les Confréries de tir se rencontraient à des concours dont l’origine et les règlements ne nous sont actuellement pas connus.
Le cortège du jour de l’ouverture d’un concours de tir constituait un événement folklorique de choix où les Sociétés, magnifiquement costumées, se disputaient les prix de la meilleure discipline, tandis qu’individuellement les porte-drapeaux et les commandants concouraient pour les prix de la meilleure allure. Actuellement, ces cortèges ne se forment plus en guise d’ouverture d’une fête de tir, mais plutôt lors des cérémonies organisées pour célébrer un anniversaire d’une Société.
Les rois, dont certains sont accompagnés de leur reine, y portent encore fièrement l’emblème de leur dignité. Ces colliers aux multiples médailles, constituent de véritables trésors d’une réelle valeur historique.
Notre collier, composé de près de 200 médailles, est un des plus beaux de la région. L’oiseau qui en constitue le centre est en argent massif, finement ciselé, et aurait été réalisé avec les médailles les plus anciennes. Il en subsiste malgré tout neuf qui ont 200 ans d’ancienneté ou presque. La plus vielle est celle d’Andréas Klinnen et date de 1755. Celle de Philippe-Antoine van der Heyden, Comte de Belderbusch, date de 1761 et celle du Centenaire de la Société est gravée au nom de Martinus Jacops.
Presque tous les noms des plus nobles familles montzenoises figurent au répertoire des rois ; trois d’entre eux furent empereurs : le Baron Edouard de Broich, en 1822. P. J. Boffenrath, en 1867, et Léon van Biervliet, en 1925. A l’exception de quelques pièces, toutes les médailles sont en argent massif, en vermeil ou en or. L’une d’entre elles semble même être un bijou de famille (médaillon) sur lequel a été appliqué un motif constitué par une couronne de feuilles et deux fusils entrecroisés.
Mais si tout cela constitue la partie folklorique et historique de notre Société, il n’en demeure pas moins que la partie sportive s’est développée de plus en plus depuis une cinquantaine d’années grâce à la précision des armes et à la variété des tirs proposés.
Il est à noter que notre société ne possède pas d’armes vraiment anciennes, celles-ci n’ayant pas échappé aux réquisitions des Allemands lors de la dernière guerre.
Le livre de caisse susmentionné nous renseigne clairement sur le nombre et l’importance des prix obtenus aux fêtes de tir. Il faut malheureusement tourner bien des pages pour finalement rencontrer quelque chose d’intéressant… En 1922, un 5ème prix à La Calamine ; en 1923, un 10ème prix en partage ; en 1926, un prix à La Calamine et un 7ème prix en 1938, toujours à La Calamine, ainsi que quelques autres à propos desquels il n’est pas nécessaire de s’étendre.
Rien de bien très glorieux donc, admettons-le ! Ce sont donc tour à tour diverses Sociétés de la région qui s’illustrèrent par des résultats remarquables et qui se partagèrent les prix aux différentes perches. Chacune de ces Sociétés connut sa période faste .
De notre côté, il fallut un président dynamique, excellent tireur, pour porter la « Saint Etienne » de l’avant. Elu en 1953 comme président de la Société, le vétérinaire Gustave Stas allait réaliser ce tour de force. C’est ainsi sous son impulsion qu’une nouvelle carabine fut achetée, et c’est depuis cette période que les bons résultats s’enchaînèrent.
C’est d’ailleurs sous la présidence du même Gustave Stas que se déroulèrent les festivités du Tricentenaire en 1962.
Voici la composition de la Société en 1962 :
Président d’Honneur : Hubert GILISSEN
Président : Docteur-Vétérinaire Gustave STAS
Vice-Président : Gérard PAUQUET
Commandant : Aloys TYCHON
Capitaine : Paul ROX
Lieutenant : Joseph THAETER
Secrétaire : Joseph CAMPO
Maître d’armes : Léon GIELEN
Porte-drapeau : François SCHMETZ
Membres : J. VAESSEN, H. KISTERMANN, Joseph HANNOTTE, Alphonse FRANCK, M. NAEDENOEN, Arthur. XHONNEUX, Ambroise HERZET, Robert ERNST, Eugène LEISTEN, Emile NYSSEN
Roi du Tricentenaire : François SCHMETZ
Toujours un peu plus près de nous, un nouveau chapitre important de la St Etienne allait s’écrire avec la nomination de Léon GIELEN au poste de Président en 1963, qui exerça également les fonctions de maître d’armes durant 20 ans, de 1957 à 1977. Ce dernier fut également roi en 1959. C’est en effet durant la période du mandat de Léon GIELEN que la pratique du tir s’intensifia et un cap important pour la Société fut franchi avec la construction en 1995 du stand de tir « WEYDTIR ». (Conjointement avec la Ste Barbe)
Cet ambitieux projet fut mené à bien grâce à la détermination et l’important travail administratif de Ghislain VAESSEN, secrétaire de 1987 à 2006. Il est à noter que c’est également Ghislain qui s’attela à la rédaction de nouveaux statuts de la Société ratifiés en 1991.
Au début de ce 21ème siècle, le « Café des 2 fontaines » situé sur la Place du village cessa ses activités, ce qui eut comme conséquence pour la St Etienne de se retrouver sans local de réunion.
Mais, en 2003, notre Président d’Honneur Mr Joseph Noirfalise prit la généreuse décision de mettre à la disposition de notre Société les combes d’un bâtiment regroupant des appartements dont il est propriétaire.
Cette maison est située autour de la Place communale et date de 1876.
Depuis lors, c’est dans ce local très agréablement aménagé et qui respire la convivialité que se tiennent toutes nos réunions.
Au 31 décembre 2008, Mr Léon Gielen allait tourner une page bien remplie de la St Etienne en présentant, pour des raisons de santé, sa démission du poste de Président ; fonction qu’il occupait depuis 45 ans déjà...
Freddy HOUBBEN, avec le soutien du Comité, se porta volontaire pour reprendre le flambeau dès l’entame de l’année 2009.

Le 4 septembre 2009, un chapitre important de la St Etienne allait définitivement s’achever, avec le décès de Mr Léon GIELEN, qui
était alors âgé de 87 ans.
Retracer succinctement le parcours de Mr Gielen au sein de la St Etienne s'avère impossible tant il a apporté à notre groupement, mais voici quelques dates qui illustrent l'importance et la place occupée par celui qui fut véritablement un pilier de notre Société:
Mr Gielen est entré à la Saint Etienne en 1953. Il a occupé la fonction de Maître d'armes durant 20 ans, de 1957 à 1977. Il a également été Roy en 1959, mais aussi Lieutenant de 1980 jusqu'en 1995 et depuis 1995 il était Capitaine. En 1962, c'est lui qui était le président organisateur du tricentenaire.
En 1963, pour succéder à Gustave Stas, Mr Gielen est devenu président de la Saint Etienne, et ce jusqu'au 31 décembre 2008, jour où il a remis sa démission pour raisons de santé. (voir ci-dessus).
Un tel parcours (56 années de membre et 45 années de présidence) mérite le plus grand des respects, et deux mots s'imposent fort logiquement: BRAVO et MERCI...
(à suivre...)





